TB-500 revient souvent en discussion, rarement avec le contexte. Voici d'abord les bases, puis les considérations pratiques.
Vérifié le 2025-08-12. Ce qui reste débattu est signalé comme tel.
Si une étude de 2006 avait conclu qu'un extrait de feuilles de ginkgo pouvait réduire l'invasivité de certains cancers (chez la souris, en laboratoire), en 2013, une autre étude, américaine du National Toxicology Programme (NTP, programme d'évaluation toxicologique du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis) a conclu, sur la base d'expériences faites sur des rats de laboratoire développant facilement des cancers, que pris en complément alimentaire, Ginkgo biloba pourrait aussi augmenter le risque de contracter un cancer du foie et un cancer de la thyroïde. Les producteurs via l’American Botanical Council (ABC), syndicat qui réunit les producteurs de compléments alimentaires végétaux, estiment que l'étude est biaisée par l'utilisation d'extraits de Ginkgo biloba chinois (moins bien purifiés selon ce syndicat que ceux issus d’autres pays) et surtout que les doses ingérées par ces rats (jusqu'à 2 000 mg/kg de poids corporel) étaient 55 à 108 fois plus élevée que celle normalement ingérée par un consommateur normal de ce type de complément alimentaire.
Sources : fr.wikipedia.org
Michael Jacobson, directeur exécutif de l'association de consommateurs Center for Science in the Public Interest (CSPI), estime par ailleurs que les preuves des allégations « de bénéfices pour l'énergie et la concentration ou la mémoire sont, au mieux, assez douteuses » Vendu comme médicament (sous le nom de Tanakan® ou autre, pour les troubles cognitifs chez les personnes âgés), ce produit a été ajouté (avec 11 autres) en 2020 à la liste noire des médicaments aux effets indésirables disproportionnés par rapport à leur faible efficacité ou à la bénignité de la situation clinique dans laquelle ils sont autorisés (liste publiée annuellement par la revue médicale Prescrire). Il « expose les patients à des hémorragies, des troubles digestifs ou cutanés, des convulsions, des réactions d'hypersensibilité, et peut-être des troubles du rythme cardiaque. »
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=== Médecine traditionnelle chinoise === Dans les anciens textes médicaux chinois, Ginkgo biloba médicinal est connu sous de multiples appellations: 白果 báiguǒ (étym. fruit blanc), 灵眼 língyǎn, 佛指甲 fú zhǐjiǎ, 佛指柑 fú zhǐ gān, 鸭脚子 yā jiǎo zi mais jamais sous la forme normalisée actuelle de 银杏 yínxìng. Selon le médecin naturaliste du XVIe siècle, Li Shizhen, sa dénomination en yinxing 银杏 (étymologiquement « abricot argenté »), est apparue sous la dynastie Song (960-1279), parce qu’« il ressemble à un petit abricot dont le noyau est blanc ». Aucune pharmacopée antérieures à la fin du XIIIe siècle ne mentionne ces termes. Notamment, le « Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste », Shennong bencao jing (Ier – IIe siècles), l’ouvrage de référence de la pharmacopée chinoise, ne possède aucune occurrence de terme désignant le ginkgo. Ni non plus du Zheng lei Bencao 証類本草 (publié en 1108), apprécié comme une synthèse exhaustive des connaissances des matières médicales antérieures. Les premières mentions se rencontrent dans un ouvrage de la fin la dynastie des Song (en 1279) début des Yuan : « Le livre de conseils pour la prolongation de la vie des Trois Yuan » Sān yuán yánshòu cānzàn shū 三元延寿参赞书 et dans quelques autres textes. La réputation toujours vivante que les amandes de ginkgo permettent de mieux tenir l’alcool, provient du San yuan yanshou shu : 生食解酒 « manger cru, [est bon] pour la gueule de bois ».
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Mais la référence majeure est le fameux « Compendium de matière médicale » Bencao gangmu 本草纲目, de Li Shizhen, publié en 1596, qui rassemble une compilation de 1 892 substances médicinales. Li Shizhen donne un traitement attentif au ginkgo médicinal (baiguo) et précise qu’il est le premier médecin à le faire. La seule partie de l’arbre qu’il utilise est l’intérieur de l’ovule (prothalle ou gamétophyte femelle) mais il ne s’intéresse pas aux feuilles, qui de nos jours sont devenues pourtant la seule partie de l'espèce utilisée en Occident. Sur la base d’une analogie de forme avec l’abricot (ou de la prune mirabelle), l’ovule de gingko comporte une pulpe externe, enveloppant un « noyau » contenant une « amande ». Ces termes sont précisément définis en botanique pour les plantes à fleurs (Magnoliidae) mais par commodité nous les emploierons dans le sens de la langue commune pour Ginkgo biloba (comme le font les Chinois) bien qu’il n’appartienne pas au clade des Magnoliidées. Dans la notice sur Ginkgo biloba (yinxing 銀杏), Li Shizhen indique que le fruit était bien connu sous la dynastie Song mais qu’il n’était pas utilisé en phytothérapie. Contrairement à son habitude, il ne peut pas compiler des citations d’autres bencao ou de savants célèbres. Dans la rubrique, « explications, éclairage » (faming), il indique « son qi est mince, son goût fort, sa nature astringente, sa catégorie est le métal.
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TB-500 est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur TB-500 repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=TB-500)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=TB-500)